Il s’appelle Jean comme tout le monde, Pax comme personne et Méfret comme son père. Il est né en Algérie, sous le soleil et le signe de la Vierge. Il a grandi avec la mer pour horizon.

Il s’appelle Jean comme tout le mond

Un jour, le soleil est tombé dans l’eau et Jean-Pax Méfret a fait naufrage en métropole. Paris ne lui a pas tendu les bras. Il n’en espérait d’ailleurs pas tant. Mais la vie va et vous pousse.

De culbute en pirouette, de plongeon en sursauts, Jean-Pax a commencé sa carrière de journaliste. De Bruay – la – folie au Vietnam – l’enfer, de Marseille – Miami – la – french – connection à Kolwézy – la – Légion, de Montréal – le – Québec – libre à Bangui – Bokassa, de Poulo – Bidong – boat – people – qui – coulent aux Caraïbes – les – lépreux – qu’on – cache… Depuis une quinzaine d’années, un jour ici, l’autre ailleurs, la nuit pour écrire, l’aube pour sourire et le reste du temps pour rêver.

Dans ce métier-passion, ce métier-miroir, on écoute, on observe, on regarde… ça n’empêche pas de penser. Ce que pense Jean-Pax Méfret, il ne le garde pas jalousement pour lui-même. Autant que les autres en profitent ! Alors… parce que la musique est en lui, il compose et il chante. bola88

Il s’appelle Jean comme tout le mond 2

Ses chansons parlent de lui, de nous, du temps qui passe, des camps là-bas en Sibérie, des loup de guerre qui n’ont jamais guéri. Certaines sont mélancoliques. Comme les jours, comme la vie, comme celle de Jean-Pax qui se passe en reportages. Et puis, de temps en temps, sur un coin de table ou un bout de zinc, il dessine une portée, quelques noires et quelques blanches… Il gratte une guitare, s’installe à un piano… et la musique…

Sacré bonhomme !
Qui aime la vie.

Et les gosses…

Qui ne roule pas carosse.

Et ne craint pas les bosses… »

(I. de Ch. , Paris, 1982)