1962, L’ÉTÉ DU MALHEUR – LE LIVRE ET LES COMMENTAIRES DE PRESSE. A travers le récit de son adolescence plongée dans la tourmente des dernières années de l’(Algérie française, Jean-Pax Méfret raconte les pires moments de la tragédie des pieds-noirs. Des mois de désespérance ponctués par les violences meurtrières d’une guerre opposant barbouzes, garde-mobiles et police aux commandos de l’Organisation Armée Secrète. Il revient sur la bataille de Bab-el-Oued, investi par les blindés, sur la fusillade du 26 mars qui fit 80 morts et 200 blessés dans les rangs des manifestants.

1962, L’ÉTÉ DU MALHEUR

Perquisitions, arrestations, tortures, ce livre rappelle un chapitre méconnu de la fin de la guerre d’Algérie qui provoqua un douloureux exode. Plus de 500 000 personnes, en quatre mois, abandonnèrent à la hâte leurs villes et leurs villages pour débarquer sur ” une terre inconnue “, devant une population souvent indifférente, sinon hostile. Emprisonné à Alger, puis à Paris, et à Rouen, Jean-Pax Méfret nous entraine aussi dans la vie cellulaire de ceux qui s’opposèrent souvent par la force au choix du gouvernement. Un récit lucide, émouvant, passionnant ! bet88

EXTRAITS DE PRESSE

Sébastien Lapaque. “Le livre du jour”.LE FIGARO

…la nostalgie du « pays qui n’existe plus » s’obstine dans le coeur des pieds-noirs arrachés à leur terre natale au cours du tragique été 1962. Ancien rédacteur en chef du Figaro Magazine, Jean-Pax Méfret a longtemps traduit cette nostalgie dans des chansons que nous sommes quelques-uns à connaître par coeur. Il en fait aujourd’hui la matière et le mobile d’un récit très personnel, dans lequel on découvre les circonstances qui ont valu à ce petit gars de Belcourt, le quartier populaire d’Albert Camus à Alger, d’être emprisonné à plusieurs reprises au pays et à Paris et à la prison Bonne Nouvelle de Rouen(…) Le grand reporter rangé des voitures révèle à cette occasion des dons de conteur insoupçonnés et une capacité presque romanesque à restituer un passé qui frémit d’un lourd poids de chagrin. (…) Le charme de ce livre intimiste est d’être plus romantique que politique. Du grand Jean-Pax.

Frédéric Valloire. VALEURS ACTUELLES

Le 6 juillet 1962, le lieutenant Roger Degueldre est fusillé au fort d’Ivry. Le soir dans la petite chapelle de la prison de Rouen, à la messe des morts dite en mémoire du lieutenant, le détenu Jean-Pax Méfret entonne le “De Profundis” Depuis la veille, le drapeau vert et blanc au croissant rouge flotte sur Alger. L’Algérie française est morte. Méfret n’a pas 18 ans. C’était il y a longtemps, presque dans un autre monde, celui que réveille Jean-Pax Méfret dans 1962, l’été du malheur, bouleversante alchimie de souvenirs personnels et d’un immense drame collectif (…) Avec ce livre, Méfret revient sur l’année de l’exil où se révéla à lui-même le futur grand reporter et le chanteur engagé.

José d’Arrigo. LE DAUPHINE LIBÉRÉ

…Trés tôt, les Méfret ont fait le choix de la Résistance : chez eux, c’est une tradition familiale. Le père, en 1940, en France. Le fils en 1960, en Algérie. Ce livre est un témoignage terrible qui légitime la violence comme ultime recours lorsque la foi patriotique et le sentiment de l’honneur sont bafoués(…)

D. Zeller. DIRECT SOIR

Amateur d’anisette ou petit colon raciste, le pied-noir est l’objet de toutes les caricatures. Loin des clichés, Jean-Pax Méfret, ancien grand reporter et rédacteur en chef au Figaro Magazine, raconte son destin, celui d’un adolescent européen, élevé sur une terre bénie des dieux soudainement confrontée à l’horreur de la guerre d’Algérie. Les camarades d’hier sont les ennemis d’aujourd’hui, les communautés se déchirent et se massacrent. Dénué de toute haine, l’adolescent ne veut pas quitter cette terre, conquise, près de 130 ans auparavant. Gavroche de l’Algérie française, arrêté par la police, l’avion qui l’emmène en métropole en 1962, fait de lui définitivement un pied-noir.

Alain Sanders. PRÉSENT

(…) Jean-Pax nous dit -avec une émotion à fleur de cœur- la fin tragique de l’Algérie française. (…) Son récit, plus facile d’accès que de gros bouquins certes érudits mais un peu trop “universitaires”, est un viatique indispensable qu’il faut faire lire aux plus jeunes. (…) Pour savoir ce fut que le courage de ces jeunes pieds-noirs qui refusèrent de courber l’échine.(…)

Christine Chamard. VENDÉE MATIN

Jean-Pax Méfret a fait le déplacement jusqu’à la Chabotterie pour parler de son dernier livre 1962, l’été du malheur. Invité du cercle algérianiste des pays de la Loire, le grand reporter, ancien rédacteur en chef du Figaro Magazine, est longuement revenu sur cette année dramatique qu’il a vécue de l’intérieur. (…) L’histoire des pieds-noirs ne vous est pas familière ici en Vendée a-t-il lancé en préambule de sa conférence. Nous avons pourtant , au moins, un point commun : comme la vôtre, notre histoire est occultée par les manuels scolaires. Nos morts, nos martyrs n’ont pa droit à la reconnaissance de l’Etat.(…) De ses souvenirs personnels, le Chanteur de l’Occident a tiré le récit d’un immense drame collectif . Son livre égrène d’une plume volontairement sobre les premiers attentats qui ensanglantèrent le pays, la venue de De Gaulle que l’auteur acclame le 4 juin 1958 sur le forum d’Alger. – (…) Elevé dans le culte de la France, j’éprouvais tant d’admiration pour lui que, jeune scout, je vendais, dans la rue les Croix de Lorraine (…) – les Barricades, le putsch d’Alger le 22 avril 1961, le désespoir des Pieds-Noirs lâchés par la France, l’Algérie française dont il fut un militant actif. ce qui lui valu d’être emprisonné (…)

Michël Rabler. LE FIGARO MAGAZINE

…l’auteur que l’on connaissait grand reporter, devient conteur pour nous plonger dans cet été maudit de 1962. (…) A cette époque “la fureur de vivre, c’était dans la ville” comme le chantera celui qui est le héraut musical des Français d’Algérie.(…) Jean-Pax Méfret décrit le basculement d’un pays paisible dans l’horreur de la guerre civile. Tout va très vite, et le jeune garçon fait l’apprentissage de la trahison en même temps que des prisons. Quarante cinq ans après leur exode, toute la tragédie des pieds-noirs est résumée ici.

Norbert Multeau. LE SPECTACLE DU MONDE

Cet été là, le dernier de l’Algérie française, “seuls les cauchemars devenaient réalité, jamais les rêves” (…) L’originalité du témoignage de Jean-Pax Méfret, venant après bien d’autres sur le sujet, est que le cauchemar est raconté du point de vue d’un adolescent qui l’a vécu entre quatorze et dix-sept ans. Avant d’en arriver à cet été de tous les malheurs, l’auteur raconte son enfance heureuse dans un village de Kabylie, son éveil aux valeurs du scoutisme en même temps qu’aux disparités du monde qui l’entoure, sa conviction solidement forgée que “l’Algérie c’est la France” puisque c’est ce qu’on enseigne et répète partout, et puis son adolescence, inquiète puis horrifiée, puis révoltée dans une tourmente où la morale et les vertus apprises chez les scouts ne lui sont d’aucun secours pour comprendre ce qui se passe. (…) Pour le petit pied-noir, ce fut la fin de l’innocence. Jean-Pax Méfret évoque ces journées dramatiques, les quartiers d’Alger investis par les blindés, les arrestations, les tortures, les massacres (…) Il raconte ses prisons, mineurs ou pas, en butte à la haine et aux insultes. C’est là sans doute qu’il a connu ses plus grandes peurs…

Pourtant sous les récit des malheurs, on sent paradoxalement affleurer quelque chose qui s’est appelé la “nostalgérie”. Ce n’est pas que Jean-Pax Méfret ait la nostalgie de ces temps de violence, c’est seulement qu’il regrette sa jeunesse. En cela, son témoignage est emblématique, car ils sont quelques milliers qui pourront y reconnaitre la leur.

LECTURES FRANçAISES

Nous connaissons tous Jean-Pax Méfret pour ses talents musicaux (…) Parallèlement, il a mené une longue carrière de journaliste (…) Nous savions, bien entendu, qu’il est pied-noir, mais en raison d’une pudeur et d’une discrétion qu’il a, sans doute, tenu à conserver pendant très longtemps, nous ignorions la somme de souffrances et d’épreuves qu’il a du endurer et supporter dans son pays natal au moment des années les plus cruelles de la guerre d’Algérie.(…) Afin que nul ne l’ignore, il a décidé de retracer le récit de cette tragédie et de ce drame dans un livre paru sous le titre L’été du malheur qui évoque, sans concessions et sans ménagement, les reniements et de la politique d’abandon décidée par le général De Gaulle. (…) Et c’est dans ce cadre que nous apprenons que Jean-Pax Méfret fut incarcéré dans trois prisons : Alger, Paris, Rouen (…) Ce livre est aussi un hommage rendu au million de personnes obligées de supporter un douloureux exode, perdant leurs racines, leurs familles , leurs amis en l’espace de quelques heures, pour débarquer en “terre inconnue” mal accueillies par une population indifférente et parfois hostile

Jean-Paul Angelelli. RIVAROL

(…) L’auteur dont connait le talent de journaliste, sait traduire le désespoir et la rage de ceux, enfermés, qui hurlent leur colère quand ils apprennent les malheurs qui fondent sur leur communauté, les procès iniques, les exécutions.(…) Voila un livre, d’autant plus nécessaire, quarante cinq ans après, que les mémoires des témoins survivants s’effacent, que d’autres préfèrent oublier et que plus nombreux sont ceux qui ne savent pas ou n’ont pas voulu savoir. En conclusion, une efficace piquûre de rappel.

Laure Joannin. MIDI-LIBRE°

(…) L’accueil en métropole où l’opinion publique avait été manipulée par les militants d’extrême gauche et par un président de la République haïssant ce peuple de ’braillards” qui ne lui avait jamais manifesté beaucoup de passion, fut une autre marche de ce qui restera pour la France une honteuse tragédie. (..) Au delà de la polémique, de la mauvaise foi et aussi de la trahison des politiques, ces pages apportent d’indispensables éléments à la compréhension de ce qui fut une période noire de l’histoire de France tant sa gestion politique fut plus viscérale que raisonnable.

Virginie Guedj-Bellaïche. ACTUALITÉ JUIVE

Juifs, musulmans, catholiques : pour tous ceux qui ont vécu les horeurs de la guerre d’Algérie, cette page d’Histoire reste comme une blessure profonde, muette mais béante. C’est avec l’intensité du témoignage que le journaliste Jean-Pax Méfret nous rappelle l’université de cette douleur. Dans “l’été du malheur”, l’auteur raconte le récit de son adolescence plongée dans la tourmente. Des mois d’espoirs déçus à l’exil en métropole en passant par les violences meurtrières d’une guerre sans merci.un récit lucide et passionnant à lire, qui rappellera l’Algérie de chacun mais aussi celle de tous.

E. G. ACTUALITE DE L’HISTOIRE

Après avoir longtemps chanté sa nostalgie de ce “pays qui n’existe plus”, Jean-Pax Méfret ancien rédacteur en chef du Figaro-Magazine reprend la plume pour nous livrer son histoire dans un récit passionnant.(…) Avec un parfait talent de conteur, le journaliste d’investigation raconte ses jeunes années, les dernières de l’Algérie française, entachée par la tragédie que vécut comme lui l’ensemble de la communauté pied-noir (…) A lire absolument.

Joël Prieur. MINUTE

(…) On retrouve toujours la même émotion dans les livres de Méfret que dans les chansons de Jean-Pax.(…) On connaissait déjà son grand oeuvre sur Bastien-Thiry, le cerveau de l’attentat du Petit Clamart qui a failli provoquer la mort de De Gaulle. En même temps qu’une deuxième édition de ce livre devenu introuvable, il nous offre un ouvrage plus personnel. (…) Il insiste, à l’envi, sur le fait que les anti-gaullistes de la première heure en Algérie ne sont pas des fascistes ou des gens d’extrême-droite mais, au contraire, des gens de culture républicaine et populaire, souvent bien ancrés à gauche, qui sont exaspérés par le double langage de De Gaulle. (…) Sur les Barricades, ils sont la Commune et lui, Cavaignac, le Versaillais. (…) Jean-Pax Méfret nous restitue une époque déjà oubliée. Il fait ressurgir une mémoire trahie par des légendes dorées à usage politique. Et son talent de conteur, en même temps qu’il nous captive, nous force à remettre l’histoire à l’endroit.

Pierre Pujo. Aspets de la France

(…) On n’apporte jamais assez de témoignages sur la façon dont la province française d’Algérie a été livrée au FLN. (…) Jean-Pax Méfret décrit parfaitement les rapports de force en présence, la perversité et la servilité des uns, l’attentisme des autres, l’engagement d’un trop petit nombre pour la cause française.(…) Le récit, alerte, retient des évènements essentiels et en dégage la signification exacte. Son témoignage est de premier ordre.